Je ne fais jamais de politique (ou si peu) sur mon blog. Pas de syndicalisme, pas de pro, pas d’anti. J’essaye juste de m’en tenir a mon sujet. Mais je viens de recevoir ces quelques photos. Et ca coincide plutot bien avec la future grève de la SNCF, à laquelle je ne comprends strictement rien. Les photos sont ici…

Ca laisse présager que du bon pour la « »grèvequiveutdirequonestpascontentsdutoutdeperdredesprivilegequonesttoutseulaavoirs »" et qui s’accomode assez bien avec les mécontents du « »jaienviedepartirenretraiteavanttoutlemondeparcequecestuntravailtresdifficilederegarderleshorairesdestrains »"
Pour preuve, ces deux images sont la pour nous rappeler que le métier de cheminot est un métier ou il faut plus réfléchir que dans les autres métiers.
On devrait peutre etre penser a une prime de risque pour le conducteur du train de la 4e dimension, non ?
Ah… On me fait savoir par mail interposé que la prime de risque existe déjà . Autant pour moi.
Surréalisme, quand tu nous tiens…
Je viens de déterrer un vieux mail que nous allons surement tous recevoir d’ici quelques jours. Il s’agit du mail qui traite des salaires des cheminots.
Objet : fonctionnaire à la SNCF, que du bonheur !
SNCF :
Budget annuel : 118,5 milliards de F Recettes annuelles : 57 milliards de F Subvention annuelle de l’Etat : 75 milliards de F, payée avec nos impôts ! Financement des retraites : 14 milliards, toujours avec nos impôts Dette à financer : 232 milliards
Informations (NDAnnu:Art : fausses, rappelons-le) parues dans La vie du rail : Situation d’un conducteur de TGV : salaire de 14.000 F net en début de carrière (32.000 FF net pour un conducteur TGV en fin de carrière) plus : – prime de fin d’année, – prime de travail (restons calme), – prime de parcours, – prime de TGV, – prime de charbon (vous lisez bien), – gratification de vacances (restons serein), – gratification annuelle d’exploitation, – indemnités pour heures supplémentaires, – allocation de déplacements (non imposable), etc.
Horaires de travail : 25 heures par semaine (vive les 35 heures).
Pour un conducteur TGV de 40 ans, le salaire net annuel toutes primes et avantages confondus s’élève à 490.000 FF (source : La vie du rail 2002)
Retraite : à 50 ans.
Soins : gratuits (sur leur temps de travail) auprès d’un des 15.900 établissements de soins agrées o๠ils sont couverts à … 100%
Autres privilèges : gratuité des transports pour les agents et leur famille, Comité d’entreprise très généreux, et L’EMPLOI A VIE…
Et ils se mettent en grève et prennent les usagers (le mot client n’existe pas à la SNCF) en otage.
Trouvez-vous normal et crédible que l’on entende à chaque grève un « usager » dire à la radio ou à la télé : « Ils ont sûrement raison de faire grève… »? «
Je publie aussi la réponse de http://fabienma.club.fr/annu-art/articles/tract-sncf.htm
1) Le texte qui précède prend l’exemple d’un conducteur de TGV. Un peu comme si l’on jugeait de la situation de tous les salariés de British Airways, agent d’entretien compris, à partir du salaire des pilotes de Concorde. D’ailleurs, les salaires des pilotes dans les compagnies aériennes sont bien plus élevés que ceux des conducteurs de train à la SNCF.
2) Les primes citées ne s’appliquent pas à tous les agents de la SNCF et ne sont pas forcément cumulables.
3) Les trains français sont parmi les plus performants et les plus réguliers du monde. Rares sont les pays o๠autant de villes, petites et grandes, sont desservies. Les partisans de la privatisation n’ont qu’à traverser la Manche pour voir ce qui s’est passé en Grande-Bretagne : fermetures massives de lignes, trains en retard, nombreux (et mortels) accidents. Au point qu’il est envisagé de re-nationaliser certains tronçons.
4) Il faut savoir ce que l’on attend d’un service public, question que le tract ne pose pas. Veut-on préserver un maximum de dessertes, des tarifs abordables (et encore…) ? Si oui, cela a un coût.
5) Comme toujours, plutôt que de hurler contre des « privilégiés », qui ne sont après tout que des salariés qui ont réussi, au fil de l’histoire, à obtenir de nettes améliorations de leurs conditions de travail (qui ne sont pas toujours idylliques pourtant), ne vaudrait-il pas mieux se demander comment faire pour que tous les salariés, du public comme du privé, puissent prétendre à des conditions approchantes ? Car c’est possible, ne vous laissez pas bourrer le mou !
Mais on entre là dans le domaine politique. La France est un pays riche (malgré ce que l’on veut nous faire gober), o๠le problème qui se pose est plutôt celui de la répartition entre revenus du capital et revenus du travail, ou des choix budgétaires (est-il raisonnable, par exemple, de sabrer dans les fonds de la recherche mais d’augmenter ceux de l’armée?). L’argent existe. Encore faut-il savoir à quoi on veut l’utiliser. Et décider, plus globalement, si le secteur public n’est là que pour assurer le strict minimum d’infrastructures économiques et sociales, ou si l’on souhaite qu’il joue un véritable rôle de redistribution des richesses.
Et pour finir , le texte de manu sur le site http://manu.ouvaton.org
» Oh !
Te voilà bien en colère !
Et ce qui le plus te scandalise,
C’est leur salaire.
Celui des conducteurs de train.
Comme tu argues qu’ils n’ont pas fait beaucoup d’études,
Tu indexes donc le salaire sur le diplôme.
Il est une autre logique qui me paraà®t plus juste :
Le salaire est fonction de la responsabilité occupée.
Un ouvrier touchant un salaire de cadre, scandale !
Mais compare le salaire du conducteur de train avec celui d’un chirurgien,
Soudain il va te sembler ridicule.
Et pourtant : l’erreur d’un chirurgien peut provoquer la mort d’un homme,
Celle d’un conducteur de train ou son malaise peut en provoquer cent fois plus.
Est-il normal que le responsable du plus grand nombre de vies humaines soit le moins bien payé des deux ?
Oui, considérant que le chirurgien est plus exposé à commettre une erreur. Mais ça n’empêche pas le conducteur de train d’être salarié pour les responsabilités qu’il assume, et ce calcul à moi me paraà®t juste.
La comparaison ne s’arrête pas là . Quand j’étais jeune, j’avais une amie dont le père était chirurgien, et à 60 ans passés il continuait d’exercer. En lui disant bonjour je ne pouvais pas ne pas constater qu’il sucrait les fraises.
Les chirurgiens sont libres de faire ce qu’il veulent, mais pas les conducteurs de train, tenus par les impératifs de sécurité, et moi je trouve très sain que la SNCF limite leurs horaires de travail et les retire du service à 50 ans.
à€ la rigueur, je comprendrais que tu trouves anormal qu’elle ne les occupe pas plutôt à autre chose…
Mais les chômeurs attendent au portillon, et pourquoi ne profiteraient-ils pas de la vie après tout ?
Quand tu lis dans le journal qu’un désespéré a sauté sur un train du haut d’un pont, ou qu’il s’est jeté sous ses roues, tu ne penses pas au conducteur qui assiste en direct à la scène…
Il faut savoir que certains ne s’en remettent jamais.
Rien que pour cette hantise, le corps éclaté à l’improviste sur le pare-brise, j’estime que le salaire du conducteur de train est largement mérité.
O๠est le problème finalement ?
Tu as reçu par mail, comme beaucoup d’autres, un fichier Word ™ mettant en parallèle le salaire et les avantages des conducteurs de trains et le déficit de la SNCF. Alors, tu as composé mon numéro et tu as hurlé d’une rage ironique au téléphone.
Et moi je me suis dit : Pourquoi les conducteurs de train ?
Et pourquoi pas les chirurgiens ?
Après tout, leur salaire, le trou de la Sécu…
Non, je ne me lancerai pas moi aussi dans un procès. Je ne me hasarderai pas à juger sur des apparences dans un dossier que je ne connais pas,
Ni à me faire procureur s’il n’y a pas ici d’avocat.
Je ne veux pas de bouc émissaire,
D’autant que je le sais,
Si le chirurgien qui m’opère venait à savoir que j’ai tiré à boulets rouges sur la confrérie,
à‡a ne l’empêcherait pas de me charcuter aussi précautionneusement que si j’étais un autre. Et cet honneur de la profession mérite plus d’égards et de considération.
Paix donc aux chirurgiens
Mais je me suis dit : Pas contre les chirurgiens,
Pas contre les avocats,
Pas contre les tourneurs-fraiseurs,
Pas contre les plaquistes,
Pas contre les techniciennes de surface,
Pas contre les marchands d’esquimaux,
Pas contre les architectes,
Pas contre les agriculteurs,
Pas contre les boulangers,
Pas contre les taxis,
Pas contre les courtiers,
Uniquement contre les conducteurs de train,
On a excité ta rage,
Pourquoi ?
Parce que leurs horaires ? Bonjour les 35 heures, eux ils en font 25 par semaine! Et ça, c’est le bouquet…
Je vais te dire un grand secret : tu ne peux pas comprendre.
Tu n’as jamais travaillé de nuit.
J’ai travaillé de nuit, et je peux te dire que je supportais mieux les 40 heures hebdomadaires en usine la nuit que les 32 heures hebdomadaires à la Poste la nuit.
Parce qu’à l’usine, je finissais à 4 heures du matin, à la Poste à 6 heures 30.
Va dormir quand tu te couches à l’heure o๠le soleil fait renaà®tre avec lui les bruits de la campagne ou de la ville. à‰boueurs, tracteurs, tondeuses, tronçonneuses, rasoir électrique, aspirateur, voiture, train qui passe, incendie, cris d’enfants….
Le travailleur de nuit vit moins longtemps et il a de tout petits yeux, toujours plus petits à mesure qu’il se couche plus tard, mais plus encore quand ce sont les yeux de l’aviateur ou du travailleur sans planning, celui qui peut être appelé à toute heure, l’abonné aux décalages horaires.
Alors, si tu tiens vraiment à ce qu’on leur enlève du temps de récupération, à ces privilégiés, libre à toi, mais ne viens pas te plaindre après si tu te retrouves avec une locomotive dans le salon.
Et ta rage,
Parce que leur salaire et leurs avantages,
Parce que le déficit,
Parce que nos impôts, surtout nos impôts,
Ce que les salaires pèsent sur le déficit et coûtent à nos impôts…
Mais si les gouvernements qui se sont succédé ont tous privilégié fiscalement les camionneurs au détriment du rail,
Et si la SNCF ne peut pas lutter contre eux à armes égales,
Que veux-tu que les cheminots y fassent ?
Les camions dégradent les routes, c’est la communauté (nos impôts) qui paye.
Le pétrole ruine la santé des citadins et oblige de plus en plus souvent à des mesures d’urgence, c’est la communauté (nos impôts) qui paye la facture.
Le transport routier est avantagé et il ruine la SNCF, c’est encore la communauté (nos impôts) qui paye.
Et nos impôts ne payent pas que ça.
On ne te dira que ce que l’on veut que tu penses, et moi aussi.
Renseigne-toi donc, regarde, lis, compare, et réfléchis.
Je ne te dirai pas que les trains respectent systématiquement les limitations de vitesse en agglomération.
Je ne te dirai pas que le train, gros consommateur d’énergie nucléairement électrique, est plus propre que le camion -cette pollution-là est moins crasseuse mais plus mortelle.
Libéralisons, le nucléaire, s’il n’est subventionné comme en Angleterre, disparaà®tra.
C’est bien.
Libéralisons, comme en Angleterre, les quais de gare seront des charniers. C’est mal.
Il faut de tout pour faire un monde.
Voilà , j’ai lu le papier qu’on t’a envoyé et que tu m’as fait suivre.
Je t’ai répondu, et après une si violente diatribe au téléphone,
Je ne m’attendais pas à te trouver si vite à court d’arguments.
Tu m’accuses seulement de passion grégaire -est-ce un synonyme de l’idéalisme ?
De l’instinct de survie ?
De la solidarité ?
Je ne crois pas qu’une seule personne au monde, en ce jour d’hui,
Tellement il est devenu complexe et fait d’imbrications indétricotables, Puisse connaà®tre le moyen d’en extirper tous les drames.
Mais le subalterne de quelque officine louche aura voulu te donner l’illusion d’en savoir plus et il a dénoncé le scandale à l’un, qui l’a fait suivre à un autre, jusqu’à ce qu’il aboutisse jusqu’à toi.
C’est si simple après tout, les cheminots sont sur les rails l’axe du mal.
D’autres excitent contre les Arabes, toujours contre les petits, plus rarement contre les moyens, jamais contre les gros.
Voulait-on te préparer à la privatisation, te prémunir contre les avantages sociaux, ou discréditer les grévistes toujours les plus remuants, la résistance du rail ?
Toujours est-il que l’on misait sur une réaction comme la tienne, multipliée par contagion, grégaire en ordre dispersé,
La fureur du taureau contre le chiffon qui est agité sous son nez,
Et qu’on lui désigne comme étant l’injustice.
à€ raison, si l’on veut sucer le sang de l’humanité. à€ tort, si on lui veut du bien.
Dors, vis, mange, aime, bois, rêve,
Et ne pense pas au mal. «
Comme cela, chacun se fera son idée de la fonction publique. Avantages, préretraites, grèves, revendications.
quel bonheur de voir tous ces gens qui vont bien galerer a partir du 13 novembre pour une belle greve illimitée…jen salive a l avance…
"Le doute est un état mental désagréable,
mais la certitude est ridicule."
Voltaire
Bon, j’ai une idée, elle vaut ce qu’elle vaut…Dà®tes-moi ce que vous en pensez…
Pourquoi ne pas privatiser la SNCF ? Ouh là , je sens venir la grève donc je m’explique : pourquoi ne pas demander l’état de privatiser le SNCF mais en ne proposant cela qu’aux cheminots c’est à dire que ce serait les cheminots qui seraient les propriétaires de leur entreprise…
Premièrement, au niveau de grèves diverses et variées : cela permettrait aux cheminots de pouvoir se regrouper en un comité d’actionnaires et donc de pouvoir peser sur les décisions de leur entreprise sur les salaires, les primes, pénibilité, etc,…Ils seraient dans la position du prenneur de décision et donc ils pourraient peser réellement dans les négociations autrement qu’en arrêtant de travailler. Pour le régime de retraite et les 37,5 annuités : du fait de leur poids dans l’entreprise, ils pourraient combler le fait de passer à 40 annuités et imposer des primes sur la pénibilité ou se mettre d’accord avec leur entreprise sur des plans de départ avant les 40 années pour les métiers pénibles avec prime permettant de combler la décôte. Pareil pour le service minimum, l’entreprise étant privatisée, rien ne permet à l’état d’imposer des conditions de service minimum. Pour les salaires, les cheminots semblent dire qu’ils sont moins payés que dans le privé, ce mode de fonctionnement permettrait aux comité d’actionnaire cheminots et de choisir eux-même les salaires qu’ils veulent et de se mettre au même niveau que les gens du public qui gagne tellement bien leur vie. Au final, plus besoin de faire de grève, les conflits seraient moins bloquants pour les clients car les négociations seront moins longues du fait du pouvoir des salariés dans l’entreprise et de leur capacité à se poser en actionnaires de leur entreprise et donc de devenir prenneur de décision…Les cheminots décideraient donc de leur propre avenir dans leur entreprise…
Deuxièmement, sur la prise de conscience des cheminots : on a l’impression que les cheminots ne sont concernés que par leur propre sort, cette solution leur permettrait de prendre leur avenir en main et de se sentir concerné par leur entreprise…Bon bien sûr, ce n’est pas sans risque, regardez les petits actionnaires d’EADS, ils ont perdu pas mal d’argent mais les cheminots semblent aimer leur entreprise quand on voit que la plupart des cheminots ne quitteraient leur entreprise pour rien au monde donc c’est qu’ils croient en ce qu’ils font alors je ne vois pas pourquoi ils ne voudraient pas investir dans leur entreprise…Si elle se casse la gueule, ils ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes…
Troisièmement, ça colle bien avec la pensée un peu coco des différents syndicats, l’entreprise appartient à ses salariés qui décide de l’orientation de l’entreprise pour le bonheur de tous…C’est bien ça non ????
Quoiqu’il en soit, je ne pense pas que cela sera mis en place un jour car l’état ne voudra pas se séparer de la SNCF et les cheminots ne prendront jamais un tel risque car ils préfèrent pointer le doigt sur ceux qui les prive de leur privilège plutôt que de se prendre en main et voir ce qui est mieux pour tous…En d’autres termes, je pense que, messieurs les cheminots, vous êtes englués dans un autre temps refusant d’avancer et ne voyant que vos propres intérêts…Franchement, si les régimes de retraites des salariés du privé devait passer de 40 à 45 ans, vous vous bougeriez vraiment le cul et vous soutiendriez les gens du privé…Je vous le dis tout de suite, la réponse est "non", vous vous diriez, c’est dur pour eux et vous ne feriez rien…Si vraiment vous êtiez intéressés par le sort des gens dans le privé, vous appelleriez les gens du public à vous rejoindre pour une grève générale pour que tout le monde passe à 37,5 annuités mais ce n’est pas le cas, vous dà®tes que vous vous batez aussi pour nos droits mais dans les faits vous le dà®tes vous même : "Vous vous batez pour votre régime de retraite". Alors arrêtez de nous prendre la tête et de nous faire croire que vous n’êtes pas des égoistes parce que ce que vous montrez est tout le contraire…